Des étrangers choisissent l’emblème de la Bulgarie
Les étrangers qui résident actuellement en Bulgarie sont entre 45 000 et 65 000 personnes. Il s’agit de représentants du corps diplomatique, de représentants des conseils d’administration de compagnies étrangères, d’hommes d’affaires, d’investisseurs et de propriétaires d’immobiliers. Nous sommes allés à leur rencontre pour leur demander ce qui les a le plus impressionnés en Bulgarie et quel est l’emblème qui la caractérise le mieux?
La campagne intitulée Les étrangers choisissent l’emblème de la Bulgarie a débuté le 21 juillet et doit se poursuivre jusqu’au 18 octobre, date à laquelle seront annoncés les résultats de l’enquête. L’initiative appartient à la revue bulgare paraissant en anglais Vagabond, Bulgaria’s English Monthly qui a décidé de s’adresser à ses lecteurs étrangers pour leur poser la question de savoir ce qui est le plus spécifique pour la Bulgarie selon eux. La revue s’est sans doute inspirée du vote national qui a récemment eu lieu pour le choix d’un emblème bulgare universel qui doit être représenté sur les futures monnaies euro en Bulgarie. Vous devez vous rappeler que la majorité des participants ont voté pour le cavalier de Madara, la seule représentation rupestre en Europe, datée du Moyen âge et classée au patrimoine culturel mondial de l’Unesco. »
« Je ne dirais pas que c’est une campagne en faveur d’un quelconque emblème, elle me fait penser plutôt à un jeu d’association – fait remarquer le maître de conférence et expert des médias Guorgui Lozanov, au sujet de l’enquête de la revue Vagabond. Quelle est la première association qui vient à l’esprit des étrangers, quand ils entendent le nom de Bulgarie. Cette campagne replace la Bulgarie sur le terrain de ce qu’elle est aujourd’hui à l’époque où nous vivons, et cherche à faire sortir le pays du contexte de ses légendes historiques. »
« Qu’est-ce qui caractérise la Bulgarie, d’après les étrangers ? Au Japon, quand on dit qu’on est Bulgare, la première association que les Japonais font, est liée au yaourt bulgare, dit Nikolaï Vassilev, ministre de l’administration publique. En Corée on pense avant tout à la rose bulgare, tandis que depuis une quinzaine d’année, dans certaines parties du monde, on évoque à cette occasion le célèbre footballeur bulgare Stoitchkov. »
L’ambassadeur d'Irlande en Bulgarie Geoffrey Keating a chaleureusement approuvé la campagne :
« L’idée de faire une telle enquête est très bonne, car il est certain que le résultat serait révélateur de l’image que se font les gens en dehors de la Bulgarie, de votre pays, et pourrait mener à des conclusions intéressantes. C’est une occasion pour un débat constructif sur les choses qui se passent en Bulgarie. »
« Le problème c’est que l’image de la Bulgarie est parfois bien plus mauvaise que n’est la réalité, fait remarquer encore le ministre de l’Administration Nikolaï Vassilev. Or, il existe en Bulgarie beaucoup de choses positives. Notamment des impôts extrêmement bas, une croissance économique élevée et des conditions favorables aux affaires, sans oublier le stable secteur financier. Les Bulgares sont une ressource très importante et source d’optimisme, y compris les jeunes Bulgares ambitieux. Les étrangers apprécient énormément le climat bulgare avec ses quatre saisons, la possibilité de profiter de belles vacances dans les stations balnéaires et les stations de ski, ils disent également aimer à la fois le vin, la culture, le style de vie et l’histoire bulgares. La Bulgarie est un pays merveilleux à multiples facettes, qui change rapidement. Ses problèmes sont nombreux, mais ils seront progressivement surmontés. Je pense qu’il existe beaucoup de raisons pour aimer son pays tel qu’il est et d’en être fiers, surtout, comme je le disais, fiers des Bulgares eux-mêmes. »
Tatiana Harizanova