Les hôteliers bulgares dressent le bilan de leurs succès au cours des 15 dernières années
Au cours des 15 dernières années, le tourisme est devenu un des secteurs les plus rentables de l’économie bulgare et l’hôtellerie y est pour beaucoup. C’est ce qu’a déclaré Blagoï Raguine, président de l’Association des hôteliers et des restaurateurs bulgares à l’occasion du 15e anniversaire de sa création.
En effet, il y a 15 ans, une poignée d’enthousiastes, patrons de petits hôtels de famille et de brasseries dans les environs de Sofia, décident de créer leur propre organisation professionnelle pour défendre au mieux leur business. A cette époque, la Bulgarie évolue dans les difficiles conditions de la transition vers l’économie de marché, une grande partie des infrastructures touristiques sont aux mains de l’Etat, même si l’entreprise privée se fraye progressivement chemin. [...] Et c’est ainsi que commence une période de réelle ascension du business touristique, un boom inimaginable auquel nous assistons de nos jours encore. Les hôtels poussent comme des champignons, avec ou sans permis de construire et en ce sens, le littoral de la mer Noire est un exemple on ne peu plus parlant. Au point qu’on en arrive à un point de saturation tel que l’offre de lits est bien plus élevée que la demande réelle. [...] Et pourtant, le tourisme reste un des secteurs les plus rentables de l’économie bulgare, générant 15% du PIB du pays.
« Au cours des 15 dernières années, les investissements dans le tourisme bulgare dépassent les 16 milliards d’euros, les nouveaux hôtels y compris. Notre association compte aujourd’hui plus de 1 240 hôtels et 18 structures régionales de tout le pays. A l’heure actuelle, le tourisme est incontestablement le N°1 des rentrées budgétaires, mais aussi de la création des emplois. » [...]
Selon Blagoï Raguine, rien qu’en 2008 plus de 9 milliards d’euros seront investis dans la construction, dont un tiers pour bâtir de nouveaux hôtels et villages de vacances. Aujourd’hui, la Bulgarie dispose d’une capacité de 600 000 lits. Le secteur se développe bien, mais il faut accorder une plus grande attention à la formation des cadres engagés dans le secteur, pour éviter la vacuité des postes en pleine saison haute dans les hôtels et les restaurants au bord de la mer Noire.
Vénéta Nikolova
Radio Nationale Bulgare


